Réussir une séance de brainstorming

Appelé aussi remue-méninges, le brainstorming est une technique de résolution créative de problème sous la direction d’un animateur. Il consiste à réunir un groupe de collaborateurs pour qu’ils produisent collectivement le plus d’idées nouvelles et créatives possible sur un thème donné. D’une manière générale, on peut organiser un brainstorming à chaque fois qu’il n’y a pas de solution satisfaisante à un problème.

Pourquoi est-ce nécessaire ?

Il existe plusieurs types de problèmes que l’on peut résoudre avec ces méthodes. Il peut être question de promouvoir un produit, lancer un nouveau remue-méningesconcept ou un nouveau projet, ou encore lancer une campagne publicitaire… La créativité joue alors un rôle important. Il est avant tout nécessaire de se réunir pour établir les démarches qu’il faut suivre. On peut aussi s’interroger sur l’avenir en général de l’entreprise, ses orientations, ses enjeux technologiques, sociétaux et économiques. D’autres parts, le brainstorming permet également de résoudre des problèmes de management au quotidien.

Mettre en avant la créativité

Une séance de créativité ne signifie pas une réunion qui permet de tout faire. À l’inverse, c’est un rassemblement où tous expriment leurs idées. Ici, le principe de base est le jugement différé et la critique constructive.

  • Principe de base
    Dans un premier temps, les idées reçues doivent cohabiter sans jugement de valeur. Pour ce faire, le « oui, mais » est interdit, mais on favorise le « oui et ». Par la suite, la pensée critique de tous doit être entendue. Cependant, celle-ci devra être convertie en une critique constructive et procréative. Ainsi, on privilégie les phrases telles que « cette solution donne tels avantages, mais j’ai également telles craintes ».
  • Aborder la phase créative
    Un brainstorming a pour but de produire le plus d’idées possible. Donc, la séance débute par l’explication de la raison de la présence des gens réunis et ce qu’on attend d’eux. Ces gens doivent connaître l’enjeu et avoir l’envie de résoudre le problème posé. Pendant cette phase préparatoire, ils doivent énoncer de plusieurs manières le problème. Le but est d’établir la représentation qu’ils s’en font. L’animateur aide les participants à changer de référentiel en posant toutes sortes de questions telles que : « si on n’avait plus le droit de commercialiser telle chose, comment se poserait le problème ? » Enfin, pour stimuler la créativité de chacun, quelques exercices tels que « trouver l’intrus parmi des mots aléatoires » ou « raconter une histoire à partir de termes tirés au hasard » sont nécessaires.

Produire des idées

brainstormingL’animateur va ensuite soutirer le maximum d’idées des participants. Toutes les techniques sont bonnes pour ce faire. Pour un maximum de résultats, il ne faut pas hésiter à varier les différentes modes de production d’idées. Alterner l’oral avec de l’écrit, du dessin, du mime, ou encore des collages photo… On peut faire un travail d’ensemble, individuel ou même par groupes de deux ou trois personnes. Les différentes personnalités auront ainsi plus de chances de se sentir à l’aise pour s’exprimer. Effectivement, les exercices en grand groupe ne conduiront qu’à faire parler les extravertis seulement. Une fois toutes les idées requises, il faut les regrouper et les confronter à la réalité. Pour cela, il faut connaître les forces et les faiblesses de ces idées, les compétences qu’il faut acquérir pour les réaliser… C’est à cet instant que la pensée critique des participants intervient pour examiner les points positifs et négatifs des idées reçues.

Une fois les idées retenues, on peut établir des fiches synthétiques à destination des décisionnaires qui n’ont pas assisté à la séance. Ces fiches leur expliqueront pourquoi l’idée est bonne et pourquoi elle offre des opportunités ainsi que toutes les démarches à suivre pour la réaliser.

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